Magnifique monument à Tournus, visible par tous les automobilistes sur la routes des vacances (RN. 6) ou... du travail.

Ainsi qu’il était noté lors de messages précédents, le Chamois a eu confirmation que la plupart des monuments étaient dus à l’action d’un « Comité d’érection du monument des morts pour la France » qui avait collecté des fonds auprès des parents, des familles, des bénévoles, des entreprises et des survivants, des mutilés aussi qui n’ont en général pas ménagé leurs deniers. C’est ainsi que la plupart des monuments sont l’œuvre de particuliers qui y sont allé de leur obole en mettant la main à la poche.

Les communes ont en général octroyé le terrain mais pas toujours. Parfois des particuliers ont octroyé un petit bout de leur jardin, les évêchés même ont été d’accord pour que soit apposée une plaque dans une église, voire un cathédrale... Aujourd’hui nous avons l’impression que tout est allé de soi. Non, je suis persuadé qu’il a fallu aux familles et aux survivants une sacrée volonté pour que ces monuments soient érigés.

Tournus, en Saône-et-Loire, peut être fière de son monument. Il est très bien situé en bout du Champ de Mars et utilise une colonne romaine comme support « détourné » comme nous dirions maintenant.

La commune de Tournus possède des archives bien conservées : c’est le 6 mai 1922 que le conseil a délibéré afin de participer avec le comité d’érection du monument et les sociétés locales des Morts pour la France afin de participer à l’inauguration du monument. Dès le 14 novembre 1920 (près de 2 ans avant), le conseil avait accordé l’emplacement en bout du Champ de Mars. Dans la même délibération il accordait une concession perpétuelle aux Morts pour la France, restitués aux familles, dans la partie du cimetière accolée à la partie concédée aux Morts pour la France inhumés pendant la guerre.

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Le monument

Le rappel de son origine

Le monument a plus de 11 mètres de hauteur, il est composé d’une colonne galbées de plus de 6 mètres, trouvée dans la Saône avant 1599 et réédifiée avant 1921. La base est composée de quatre bas-reliefs, chef-d’œuvre du statuaire Désiré Mathivet, né à Tournus. Ce monument est surmonté d’un soldat debout, casqué, grandeur naturelle.

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Face : le gisant de la grande-guerre

Est : la veillée aux tranchées

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Ouest : le bombardement

Sud : la relève

Fleurissement de grande qualité qui masque un peu les noms des soldats. Tant pis, j'ai écarté un peu les fleurs. Le meilleur accueil vous sera réservé à Tournus qui présente quantité d’autres sujets d'intérêt.