Correspondance de Louis Verrier, 39e régiment d’infanterie territorial, 1er bataillon, 4e compagnie, SP. 56.
Adressée à : Madame Fresse-Pelletier, épicière à Neufmoutiers par Tournan, Seine-et-Marne
Samedi 17 février 1915.
Bonjour toutes deux,
Comment va votre petite santé, bien j’espère mais cela va avec le beau temps et comme il fait beau, je vais bien le soleil vient me trouver dans les tranchées. Tout un chacun est à son poste, ma position n’est pas très épatante pour écrire, il faut être à demi courbé, sans quoi les Boches, tout en jouant de la flûte, nous guettent. A la moindre tête qui dépasse... C’est vrai que de  notre côté, on a l’œil aussi et dame, faut pas qu’ils lorgnent de trop sans quoi c’est l’ouverture de la danse.

Je vous embrasse beaucoup en attendant le retour.
Je vous aime. L. Verrier.