lundi 31 octobre 2005
Le chasseur Champeau du 17e BCP., mort pour la France
Nous n’en saurons pas plus, mais tout ceci est bien suffisant pour penser à lui...
Au dos de la photographie René Ducrot a inscrit ceci :
« Souvenir de mon copain d’enfance, Léon Champeau du 17e bataillon de chasseurs à pied, tué le 9 juin 1915 à Notre-Dame de Lorette. Mort pour la France. »
dimanche 30 octobre 2005
Le monument de Puymeras (Vaucluse)
Le monument de Puymeras est de qualité et dans un très bel environnement. Les photographies ont été faites le mardi 25 octobre 2005 dans la matinée. Au fond vous apercevez le lavoir.
Face avant |
Arrière avec rameau |
Liste 1 |
Liste 2 |
samedi 29 octobre 2005
Le monument de la caserne Vaillant à Dijon (Côte d'Or)
Elles sont partout ces bestioles ! |
La porte Marchand |
Fiche Marchand |
Passant par Dijon le mercredi 26 octobre 2005, mon attention fut attirée par cette devanture mais finalement, je préférai franchir la porte de la caserne Vaillant qui honore la mémoire du sous-lieutenant Marchand Auguste, tué devant Verdun le 1er août 1916. Il était originaire de Pontailler-sur-Saône. Faisant face à la porte piétonne, le monument aux morts est juste dans l’alignement. Ce monument honore les fantassins des 27e actif, 227e de réserve et 58e territorial.
Le monument de face |
Le monument vue arrière |
Le haut des statues de profil |
Le monument est de belle facture et très bien situé dans l’espace. Aucune signature visible. Les photographies ont été faites le mercredi 26 octobre 2005 en fin d’après-midi.
Le 27e d’infanterie était le régiment de tradition de Dijon. Nombreux sont les Dijonnais qui ont servi sous son drapeau, caserne Junot ou bien dans les forts des environs, dont Hauteville.
vendredi 28 octobre 2005
Le monument de Nasbinals (Lozère)
Nasbinals est un chef-lieu de canton du département de la Lozère. Le pays est magnifique mais rude, le village est très beau, situé à une altitude de 1 180 mètres. Il ne comptait que 503 habitants en 1997.
Les listes sont bien lingues pour un si petit pays.
Les photographies ont été prises le 19 juin 2004.
La statue |
Liste 1 |
Liste 2 |
lundi 24 octobre 2005
Emile Verheyren, champion de Paris du 400 mètres haies
Le champion de Paris de 400 mètres haies, Emile VERHEYREN, fait parvenir une lettre publiée le 25 février 1915
« ... Arrivés au pont des Quatre-Enfants, dans l’Argonne, nous prenons nos positions, non pour un cross, mais dans les tranchées. Est-ce bien le mot qui convient à ces dernières ? Ne faudrait-il pas les appeler ruisseaux ? Elles sont, en effet, remplies d’eau qui nous arrive aux mollets et même aux genoux.
Sans perdre un instant, nous nous attelons à la besogne. Pendant que les uns font la guerre, les autres tracent, de trois mètres en trois mètres, des caniveaux pour faire écouler l’eau. Ce travail dure trois jours et trois nuits.
Le quatrième jour, le sommeil nous est permis. La pluie continue à tomber et notre dos sert de gouttière. Nous dormons tout de même en attendant notre tour de prendre la faction.
On s’accoutume vite à ce genre de vie, d’autant que mes camarades et moi servons, de temps à autre, de starter à des courses pour lesquelles les Allemands sont au poteau de départ. Ils plaquent toujours en route, d’ailleurs, grâce à nos pruneaux qui, francs de port, leur parviennent avec une régularité chronométrique.
Nous avons stationné ainsi quatorze jours dans la tranchée. Quelques-uns ont été évacués. Pour ma part, j’ai tenu bon ; 1a résistance que je dois au cross m’a servi ici fort utilement.
Aussi, mes jeunes frères d’armes, je vous recommande de pratiquer les sports d’hiver. Vous ferez ainsi de solides troupiers et vous apporterez la gaieté de votre génération nouvelle à vos anciens. »
Le voici, aux avant-postes :
dimanche 23 octobre 2005
Le record de France du 1000 mètres, H. Arnaud
En ce temps là, le record de France des 1 000 mètres était détenu par H. ARNAUD qui l’avait couru en 2 m. 33 s. le 22 mai 1912 . Il était également recordman de France du 1 500 mètres.
Il appartenait au CASG. (Club athlétique de la société générale).
Voilà, c’est tout, pas même son prénom, H.
Voici du mois de mai 1915, une lettre de lui :
« Voilà bientôt huit mois que la guerre est commencée et je n’ai encore rien fait. Mais je me vois, malgré tout, obligé de donner de me nouvelles aux sportifs.
Je croyais pouvoir me distinguer, puisque j’appartiens à l’active. Je n’ai pu le faire encore. Par contre, ce grand honneur est revenu à mon frère, qui a été cité à l’ordre de l’armée et proposé pour la médaille militaire.
Presque au début des hostilités, je suis parti comme volontaire. Je ne pouvais plus tenir en place entre les quatre murs du fort où je me trouvais : il me fallait les champs, la plaine. J’entrevoyais la guerre sous un autre aspect que celui que j’allais voir.
Dès mon arrivée dans mon nouveau régiment, le ... d’infanterie, on me conduisit aux tranchées avancées que ma compagnie occupait. Après un court séjour dans nos taupinières, j’étais encore plus impatient que jamais.
Pour me dérouiller les jambes, j’étais obligé de parcourir des boyaux sinueux, souvent dans l’obligation de courber le corps en avant pour m’abriter des coups de fusil.
(Je recommande aux athlètes actuellement dans les tranchées d’utiliser ces couloirs pour prendre des départs de vitesse ! ! )
C’était donc la nouvelle guerre à laquelle nous conviaient les vandales ! J’avais quitté un fort pour tomber dans un fortin. Je ne m’en plaignais pas malgré tout, car j’étais plus près des bandits et disposé à accepter la lutte. Mais cela me chagrinait de ne pouvoir combattre de façon plus noble, plus chevaleresque. Depuis, j'ai continué, de tranchée en tranchée, changeant continuellement de demeure, comme tout bon touriste qui se respecte, tantôt à la villa des Goélands ou à la villa Jeannette, en passant par la villa de l'Espérance.
Chaque petit coin de notre belle Lorraine laissera en moi un souvenir inoubliable, même plus tard, lorsque le paysan aura fermé les blessures faites à ses champs, lorsque les vestiges de cette guerre seront enfouis, le voile jeté sur le passé, le souvenir vivra, indélébile.
De temps en temps, on fera appel à la mémoire et l’on sera fier d'avoir souffert, d'avoir contribué à faire une France forte et belle.
Je suis actuellement en Woëvre, près du village où tomba glorieusement Jean BOUIN. J'ai vu et j’ai parlé à ses camarades de combat. Notre pauvre Jean dort près du château de Bouconville, à deux kilomètres en arrière de l’endroit où il trouva la mort. A ses côtés repose le capitaine de sa compagnie.
Gloire à ceux tombés pour notre chère Patrie ! »
Et voici une image de lui :
Nota : Jean Bouin est mort à Xivray (Meuse).
samedi 22 octobre 2005
Le monument de Chassiers (Ardèche)
Quelle chance de pouvoir photographier un monument lorsqu’il est au centre des fêtes et réunions villageoises.
Le voici plus isolé. Les listes sont peu lisibles.
vendredi 21 octobre 2005
Le monument de Chauffailles (Saône-et-Loire)
Le monument de Chauffailles est situé sur la place centrale de la ville. Photographies réalisées le 27 juin 2005.
En voici les listes :
jeudi 20 octobre 2005
Le cimetière de Marbotte à Apremont-la-Forêt (Meuse)
A l’origine, les cimetière militaires se présentaient comme sur la photo suivante. Voici celui de Marbotte (Meuse).
Muni d’un compte-fil, les yeux correctement rincés, il est possible de lire les noms de trois soldats inscrits sur les croix. Il s’agit de Boillot Louis, Sigu Gustave et Juge Henri. La mise au point avait dû être faite sur le 4e rang puis que ce sont les seuls noms nous puissions lire. Boillot et Sigu sont à gauche de l’allée du centre de la photo et Juge, juste à droite.
Voici leurs fiches :
Fiche Boillot Louis |
Fiche Sigu Gustave |
Fiche Juge Henri |
Tous trois du 10e régiment d’infanterie sont morts au bois d’Ailly le 7 juillet 1915.
Boillot et Sigu ont fait l’objet d’un relèvement et d’une mise en sépulture dans la nécropole « Marbotte » d’Apremont-la-Forêt. Le corps de Juge a probablement été restitué à la famille.
mercredi 19 octobre 2005
Louis Verrier, téléphoniste du 39e RIT. à la Chapelotte
Pour la correspondance de Louis Verrier, c’est tout ce que je possède.
C’est déjà pas mal d’autant plus que c’est expédié du secteur 56, la Chapelotte.
Mais pour terminer cet article en beauté, voici les téléphonistes. Vous reconnaîtrez facilement Louis Verrier, le deuxième du rang de droite. Notez aussi l'insigne avec les foudres sur le béret clair du second soldat du rang de gauche.





































