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A l’entrée de la maison des Gueules-Cassées à Moussy-le-Vieux (Seine-et-Marne) se trouve une stèle rappelant l’action des fondateurs de cette association spécifique d’anciens-combattants.

La stèle inaugurée par le président de la République René Coty en 1957 est due au sculpteur Antoine Sartorio.

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Antoine Sartorio (« Sarto ») est né à Menton en 1885.

Il suit les cours de l'école des Beaux-Arts de Marseille ; il épousera une de ses compagnes de l'école, dont il aura trois enfants. Plus tard, le jeune couple s'installera à Paris où il entrera à l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts, section sculpture (atelier Injalbert) en 1909 à 24 ans.

A 82 ans, en 1967, il quitta Paris et transporta son atelier à Jouques (Bouches du Rhône) où il mourra en 1988.

Assez vite Sartorio avait connu le succès.

Il avait fait la connaissance de Gabriel Faure, inspecteur des monuments historiques et de Paul Tournon, architecte. Cette dernière rencontre sera très bénéfique pour la ville de Tournon-sur-Rhône.

Dès 1911, il avait exposé au salon des artistes français.

Sartorio terminera sa vie à Jonques, où il continua à travailler jusqu’à la fin de sa vie.

Il est mort en 1988 âgé de 103 ans.

La Grande-Guerre l’avait appelé au 363e Régiment d'infanterie au sein duquel il combattit notamment dans les Vosges.

Cité à l'Ordre il portait la Croix de Guerre 14-18 et avait été fait chevalier de la Légion d'honneur.

Soldat - sculpteur, Sartorio a usé de son art durant la Grande-Guerre autour de Senones.

Plusieurs monuments aux morts lui sont dus. Le recensement n’en est pas fait mais nous pouvons citer tout d’abord le plus célèbre, Tournon, ensuite celui de Rambouillet, le monument à l’armée d’Orient, celui des fondateurs des GC à Moussy, inauguré en 1957 par le président de la République, René Coty, lui-même ancien combattant.

Œuvres principales répertoriées :

« L'indépendance au Brésil » en 1923 à Santos ;

La façade du grand théâtre de Marseille en 1925 ;

Le monument à l'armée d'Orient à Marseille en 1927 ;

Le Palais de la Méditerranée à Nice en 1929 ;

Le nouveau Palais de justice de Marseille en 1933 ;

Le haut relief « L'Afrique » au Palais de Chaillot en 1937 ;

« Les sept péchés capitaux » sur le mur extérieur de la prison des Baumettes en 1938.

Et dans les Vosges nous trouvons :

« Pour l'Idée » nord de Senones ;

« La Fille de la Mère-Henry » (disparue) ;

« Aux Morts Glorieux » ; le monument en l'honneur du 363e RI au cimetière militaire de Badonviller ;

Le bas-relief « Pour la France » de Pierre-Percée.