mercredi 30 janvier 2008
Le monument national aux infirmières à Pierrefonds (Oise)
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C'est le 20 août 1918 qu'un
bombardement aérien tua Melle Jeanne Jalaguier, infirmière militaire à
l'hôpital chirurgical. Cet hôpital ambulance n°226 était installé dans le parc
de l'ancien Hôtel des Bains à Pierrefonds. Rares sont les sépultures militaires
d'infirmières.
Pour commémorer ce moment
douloureux dela
Grande-Guerre, les anciens-combattants ont élevé place de
l'hôtel de ville de Pierrefonds un monument national "aux
infirmières", qui rappelle tout spécialement le sacrifice de Jeanne
Jalaguier.
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Voici la façon dont fut
annoncée la constitution d’un Comité du Souvenir en vue de l’érection du monument
national aux infirmières :
« … Vous possédez au plus haut degré les nobles et traditionnelles
qualités de l’Infirmière qui sait où commence son devoir et ne sait jamais où
finit son dévouement… »
Ces notes extraites du livret d’une Infirmière de la Grande-Guerre, tuée à
son poste alors qu’elle réconfortait par sa présence, son calme et son courage,
les blessés de son ambulance, ne sont-elles pas, pour ceux qui ont fait la
guerre, un réconfortant souvenir ?
Plus de 50 000 femmes et jeunes filles ont, dans un élan du plus
pur patriotisme, sacrifié le bien-être d’un foyer pour se consacrer au
soulagement de nos malheureux camarades, les uns gravement blessés, les autres
atteints de maladies souvent contagieuses.
Aucune tâche ne les a repoussées et, avec un dévouement infini, une
abnégation stoïque, elles accomplissaient, toujours et sans bruit, leur devoir
et parfois les plus pénibles besognes.
Elles appartenaient à toutes les classes de la société et toutes
étaient animées d’un élan de charité vers la souffrance et rappelaient au
Poilu, par leur douceur et leur abnégation : une mère, une épouse, une sœur.
Parmi tant de dévouement librement consenti, sait-on que plus de 250
Infirmières sont mortes pour la France, les unes tuées par bombardement, les
autres décédées des suites de maladies contagieuses contractées au chevet de
leurs malades ?
Jusqu’à ce jour aucun monument n’a été élevé à la mémoire de ces héroïques
françaises mais, sur l’initiative d’un groupe d’Anciens Combattants de
Pierrefonds, un Comité d’Action vient de se constituer pour réparer cette
omission et faire élever un Monument National aux Infirmières Françaises mortes
pour la France.
Il s’adresse à tous les Anciens Combattants sans distinction d’Associations,
d’idées politiques, de religion ; aux riches comme aux modestes ; aux
simples Poilus comme aux Officiers ; aux Ascendants ; aux Veuves ;
à tous ceux qui doivent un tribu de reconnaissance à ces admirables femmes.
Les temps sont difficiles, dira-t-on, mais le sacrifice consenti n’en
sera que plus méritoire. Le Comité est certain que vain ne sera pas son appel
et que tous les Français voudront s’associer à cette Œuvre du Souvenir.
Siège : 1, rue de Compiègne, à PIERREFONDS (Oise)
TRÉSORIER GÉNÉRAL : Comte PILLET-WILL, 31, rue de Lisbonne, Paris
(8e)
Source : Almanach du Combattant 1934.
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