infirmiere

 

 

C'est le 20 août 1918 qu'un bombardement aérien tua Melle Jeanne Jalaguier, infirmière militaire à l'hôpital chirurgical. Cet hôpital ambulance n°226 était installé dans le parc de l'ancien Hôtel des Bains à Pierrefonds. Rares sont les sépultures militaires d'infirmières.
Pour commémorer ce moment douloureux dela Grande-Guerre, les anciens-combattants ont élevé place de l'hôtel de ville de Pierrefonds un monument national "aux infirmières", qui rappelle tout spécialement le sacrifice de Jeanne Jalaguier.

     
 

 

jalaguier_jeanne_mathilde_elisabeth

 
 

 

infirmiere_jalaguier_jeanne_pierrefonds

 
 

 

infirmiere_statue_monument_pierrefonds_projet

 

Voici la façon dont fut annoncée la constitution d’un Comité du Souvenir en vue de l’érection du monument national aux infirmières : 

« … Vous possédez au plus haut degré les nobles et traditionnelles qualités de l’Infirmière qui sait où commence son devoir et ne sait jamais où finit son dévouement… »
Ces notes extraites du livret d’une Infirmière de la Grande-Guerre, tuée à son poste alors qu’elle réconfortait par sa présence, son calme et son courage, les blessés de son ambulance, ne sont-elles pas, pour ceux qui ont fait la guerre, un réconfortant souvenir ?
Plus de 50 000 femmes et jeunes filles ont, dans un élan du plus pur patriotisme, sacrifié le bien-être d’un foyer pour se consacrer au soulagement de nos malheureux camarades, les uns gravement blessés, les autres atteints de maladies souvent contagieuses.
Aucune tâche ne les a repoussées et, avec un dévouement infini, une abnégation stoïque, elles accomplissaient, toujours et sans bruit, leur devoir et parfois les plus pénibles besognes.
Elles appartenaient à toutes les classes de la société et toutes étaient animées d’un élan de charité vers la souffrance et rappelaient au Poilu, par leur douceur et leur abnégation : une mère, une épouse, une sœur.
Parmi tant de dévouement librement consenti, sait-on que plus de 250 Infirmières sont mortes pour la France, les unes tuées par bombardement, les autres décédées des suites de maladies contagieuses contractées au chevet de leurs malades ?
Jusqu’à ce jour aucun monument n’a été élevé à la mémoire de ces héroïques françaises mais, sur l’initiative d’un groupe d’Anciens Combattants de Pierrefonds, un Comité d’Action vient de se constituer pour réparer cette omission et faire élever un Monument National aux Infirmières Françaises mortes pour la France.
Il s’adresse à tous les Anciens Combattants sans distinction d’Associations, d’idées politiques, de religion ; aux riches comme aux modestes ; aux simples Poilus comme aux Officiers ; aux Ascendants ; aux Veuves ; à tous ceux qui doivent un tribu de reconnaissance à ces admirables femmes.
Les temps sont difficiles, dira-t-on, mais le sacrifice consenti n’en sera que plus méritoire. Le Comité est certain que vain ne sera pas son appel et que tous les Français voudront s’associer à cette Œuvre du Souvenir.
Siège : 1, rue de Compiègne, à PIERREFONDS (Oise)
TRÉSORIER GÉNÉRAL : Comte PILLET-WILL, 31, rue de Lisbonne, Paris (8e)

Source : Almanach du Combattant 1934.

 
 

monument_infirmieres_jalaguier_jeanne_pierrefonds

 

 
 

monument_infirmieres_jalaguier_jeanne_pierrefonds_02