Les découvertes du chamois

Le chamois recherche des documents émanant de soldats ou de témoins de la grande-guerre. Lorsqu'il en trouve, il les partage.

jeudi 24 septembre 2009

Le président Poincaré et le 11e B.C.A.

Toujours le président de la république Raymond Poincaré dont il avait été question ici :

http://chamois.canalblog.com/archives/2005/08/27/754678.html

Cette fois il s’agit de deux articles parus dans le même numéro du Radical des Alpes, journal distribué essentiellement en Tarentaise.

Paru le 9 octobre 1915 dans « Le Radical des Alpes » :

  • Bourg Saint Maurice

M. Poincaré et le 11e chasseurs.

Le chef de bataillon, commandant le 11e chasseurs, a reçu de M. le président de la République, la lettre autographe suivante :

Mon cher commandant t,

Laissez-moi vous envoyer, une fois de plus, mes vives félicitations à vous et à vos braves chasseurs.

Je sais que notre cher bataillon s’est encore tout récemment couvert de gloire, que vous avez-vous-même dirigé les opérations de la manière la plus brillante et, qu’avec vous, le commandant Foret et les capitaines d’Auber, de Peyrelongue, Belmont et Mazade ont mérité de magnifiques citations à l’ordre de l’armée.

Je suis fier de mon ancien bataillon et de mes vaillants camarades.

J’ai appris aussi avec joie la belle conduite du sergent Johanny, des chasseurs Billot et Perrier et tant d’autres.

Recevez mes chaleureux compliments et croyez à mes sentiments dévoués.

Poincaré.

  • Le 11e chasseurs au feu

Sont cités à l’ordre de l’armée, pour leur brillante conduite face à l’ennemi, les officiers, sous-officiers et chasseurs du 11e bataillon dont les noms suivent :

Les lieutenants A. Berlon, E. Clavel, E. Brachet, J. Sibeyrand ; le médecin-major de 2e classe Romand-Monnier ; les sous-lieutenants A. Scellier, A. Clerc, J.-H. Romain, J. Johanny, G. Vyrolle, E. Verdan, E. Ranchail, G. Bollon, A. Chapand ; le médecin-aide-major J.-E. Aspesberro ; les adjudants-chefs A. Barrier, E. Parrain ; les adjudants G. Lebard, J.-B. Léry, F. Cantand ; Les sergents E. Cossard, L. Bruhole, F. Curton, J. Duvilalrd, E. Destable, F. Rousset, J. Delaire, R. Deschamps, J. Arnaud, G. Bernard, M. Bertin, J. Comte ; le caporal-fourrier J. Pierre ; les caporaux A. Fournier, N. Agostini, J. Lorial, A, Comangle, E. Hemtier, F. Fumex, J. Sage ; les chasseurs F. Berthier, A. Lugrin, P. Favier, E. Verchery, P. Nardin, E. Bruchet, R. Philippe, V. Heustache, C. Pernet-Sollier, M. Béranger, J. Chapuis, M. Gauthier, M. Dumas, T. Babier, L. Duc, J. Cararo, G. Ledu, J. Vialaran, G. Sallaz, J. Jamont, G. Gaumont, J. Parent, P. Gallioz.

Nos félicitations à tous ces braves dont la plupart sont des enfants du pays.

Posté par le chamois à 08:00 - Dessins, gravures, documents - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


mercredi 23 septembre 2009

Cibles de tir forain

De façon classique il existe la pipe en terre à détruire dans les baraques de tir forain.

 
 

 

pipe_en_terre_tir_forain

 

Peut-être avant le premier conflit mondial mais aussi durant celui-ci, certaines baraques de tir forain proposaient non pas de casser une pipe mais de dégommer (dans l’ordre arbitraire ci-dessous) Guillaume II, le Kronprinz, François-Joseph et le Sultan.

 

       
 

 

guillaume_II

 
 

kronprinz

 

 
 

 

francois_joseph

 
 

 

mehmed_V

 

Ces petits sujets de terre cuite de 80 millimètres sont creux et présentent un petit trou d'environ 1 millimètre à la base afin de les fixer sur une petite tige.

Un ami chambérien a acquis ces quatre figurines-cibles lors d'un déballage à Langres. Elles provenaient d'un très vieux magasin de quincaillerie et droguerie.

Dans le genre mauvais-goût, nous n'étions pas mauvais, mais très bons aussi pour la mise en condition des populations et des recrues.

Toujours dans l’ordre :

 

       
 

cible_tir_forain_guillaume_II

 

 
 

cible_tir_forain_kronprinz

 
 

cible_tir_forain_francois_joseph

 

 
 

cible_tir_forain_turc

 

 

Posté par le chamois à 08:00 - Dessins, gravures, documents - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 22 septembre 2009

En 1918, la grippe et la grippe espagnole

   
 

grippe_180119_le_radical_des_alpes

 

 
 

grippe_espagnole_180727_le_petit_savoyard

 

 

Le journal « Le Petit Savoyard qui avait succédé en 1917 au « Radical des Alpes » a publié en 1918 deux articles intéressants.

Le premier en janvier concerne une réclame vantant les mérites d’une poudre permettant d’enrayer la grippe « classique ».

Le deuxième article concerne directement la grippe espagnole et les recommandations permettant de lutter contre ce fléau.

Paru le 19 janvier 1918 dans « Le Petit savoyard » :

La Grippe

La grippe n’est redoutable que par ses complications pulmonaires. Elle laisse, en effet, des lésions qui produisent, à la lognue, une affection chronique des bronches comme l’asthme, le catarrhe, l’emphysème. Pour enrayer le mal, un remède est réellement efficace. C’est la poudre Louis Legras, qui a obtenu la plus haute récompense à l’Exposition Universelle de 1900, Elle calme instantanément et guérit progressivement l’asthme, le catarrhe et l’oppression.

Une boîte est expédiée contre mandat de 2 fr. 35 (impôt compris), adressé à Louis Legras, 139, Boulevard Magenta, à Paris.

 

Paru le 27 juillet 1918 dans « Le Petit savoyard » :

Lettre d’un Savoyard : la Grippe Espagnole.

Voilà un titre qui n’a pas l’air très savoyard, mais vous me permettrez cependant de dire quelques mots de cette maladie qui menace sérieusement notre région.

Puissent, les conseils qui suivent, préserver de son atteinte, les lecteurs du Petit Savoyard, leurs amis et les amis de leurs amis, tout le monde quoi !

Cette épidémie, dont on ne saurait trop faire ressortir la réelle gravité, sévit, à l’heure actuelle avec intensité à nos portes, à Genève où les décès dépassent de beaucoup la centaine ; elle a même passé la frontière et à Thonon, on signale déjà de nombreux cas.

Le service genevois d’hygiène attire l’attention des chefs d’industrie et d’administration sur cette épidémie dont le mode de propagation frappe d’inefficacité la plupart des moyens prophylactiques employés contre d’autres affections transmissibles. Il ajoute que la réunion de nombreux individus dans des espaces restreints en favorise la propagation. Or, nous connaissons, dans diverses villes de notre département, des bureaux dans lesquels les employés sont littéralement entassés. Il est même certains bureaux dits d’hygiène qui donnent à ce point de vue, le plus déplorable exemple.

Passons... pour l’instant.

En ce qui concerne les écoles, la question est heureusement résolue par le licenciement à l’occasion des vacances.

C’est un point important. En ce qui concerne les mesures prophylactiques qui peuvent être employées contre ce mal très dangereux, nous insistons, et mortel dans un grand nombre de cas, voici les conseils qui sont donnés :

« Il faut rappeler au personnel l’importance de son hygiène générale qui maintient la résistance de l’organisme à l’infection et éventuellement à la maladie, la nécessité des soins de propreté, les avantages d’une saine et abondante alimentation et les dangers des excès de toutes natures.

Il convient d’inviter les ouvriers et employés à s’abstenir de veilles prolongées qui fatiguent et débilitent et de séjours au milieu d’agglomérations humaines qui exposent à la contagion et qui la favorisent (foules, assemblées publiques, spectacles, cafés, etc.).

Aseptiser les voies respiratoires et digestives supérieures au moyen d’inhalations et de gargarismes antiseptiques appropriés. L’usage de produits divers, au thymol, au formol, à l’acide salicylique, à l’eucalyptus est indiqué dans ce but.

Et il faut dès que l’on se sent atteint recourir d’emblée aux soins du médecin, garder la maison jusqu’à la guérison et disposer pour la convalescence de tout le temps nécessaire a un entier rétablissement.

Toute infraction à ces dernières recommandations ne constitue qu’une dangereuse bravade qui expose à de graves complications. »

Ces prescriptions sont simples, elles sont faciles à suivre Nous espérons, d’autre part, que les administrations compétentes prendront sans retard des mesures énergiques contre cette attaque boche d’un nouveau genre, car d’est encore à « Fritz » que nous devons ce microbe.

Allons, ceux de l’arrière, tous à votre poste pour la contre-offensive.

J. Martinière.

Posté par le chamois à 17:28 - Evènements - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1