« On ne séjournait jamais longtemps dans cet hôpital du front, la clientèle était nombreuse et se renouvelait sans cesse, la bataille de Verdun battait son plein, il fallait donc faire de la place pour d’autres arrivants. Sept à huit jours après ma rentrée on m’a transporté à Revigny, la gare la plus proche, par quels moyens ?

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Baraquements de l’hôpital de Revigny-sur-Ornain

« Je ne m’en souviens plus, probablement par camions aménagés en ambulance. Là on a déposé les brancards de blessés dans la salle d’attente. De là encore un bon souvenir m’est resté. J’avais très soif – la fièvre assurément – j’ai demandé à boire, ça ne venait pas. Finalement une âme charitable m’a apporté un verre de limonade. Que cette limonade était bonne ! ! Le nectar des dieux olympiens ne pouvait être plus délicieux ni avoir meilleur goût !