Le vicaire de Neuville-sur-Saône, Louis Galland, a eu l'occasion de correspondre avec Monsieur l'abbé Lathuillière, archiprêtre de Neuville (Rhône).

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GALLAND (Louis), de Lyon.

Né à St-Christo-en-Jarret, le 27 août 1882 ; vicaire à Neuville. — Mobilisé (Services Auxiliaires) XIIIe Section I. M. ; au front (mars 1915) ; brancardier 298e R. I. ; caporal ; blessé (5 avril 1918). — Démobilisé en mars 1919.

1° Ordre 298e R. I., n° 222, juillet 1916 : « Brancardier dévoué et courageux, toujours prêt à remplir les missions dangereuses, a fait preuve de brillantes qualités d'énergie en prodiguant sans relâche ses soins aux blessés pendant six jours, sous un bombardement des plus violents.  »

2° Ordre 298e R. I., avril 1918 : « Sur le front depuis janvier 1915. A toujours fait preuve de courage et de dévouement. N’a cessé de prodiguer ses soins aux blessés, même sous les plus violents bombardements. A été grièvement blessé à son poste, le 5 avril 1918. »

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Eglise de Fontenoy (Aisne) bombardée le 14 septembre :

10 avril 1915, vendredi de Pâques.

Je viens de recevoir votre carte du 5 avril. Heureux des bonnes nouvelles que vous me donnez, sur les Pâques à Neuville. Je m’habitue parfaitement à ma nouvelle vie. Tranquillités pour le moment, mais on marche et on travaille suffisamment. Ce soir pluie neigeuse.

L. Galland, brancardier à la 63e Division, Secteur 58.

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Le Pont de tonneaux et le vieux Pont à Soissons, vue prise de la Crise :

15 avril 1915.

Cher Monsieur le Curé,

Je suis depuis ce matin jeudi 15 avril « brancardier-prêtre au 298e d’Infie 19e Cie 5e Bon Secteur58 ».

Ma fonction sera à peu près celle d’aumônier. Nous sommes deux par bataillon. Je trouve ici l’abbé Ferlay, curé de La Tourette. Et comme major un camarade de mon frère, un pays. Ce soir nous irons plus près des Boches, aux 1ères lignes, mais on y est, paraît-il, bien tranquilles et très bien. Belle journée aujourd’hui. Je vous serai reconnaissant si vous voulez m’envoyer quelques messes. Bonjour à Jeanne (où est Guy ?).

A vous, cher Monsieur le Curé, mes respectueux et affectueux hommages.

L. Galland. – Je vais très bien.

Au 298e, le vicaire de Neuville a retrouvé Joseph François Ferlay, curé de La Tourette :

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FERLAY (Joseph-François), de Lyon.

Né à Chazelles-sur-Lyon, le 27 janvier 1874 ; curé de La Tourette. — Mobilisé (Services Auxiliaires) XIIIe Section I. M., G. B. D. / 63 (6 août 1914) ; 298e R. I. (7 janvier 1915) ; XIIIe Section I. M. (8 décembre 1915) ; interprète 13e Région P. G. (1er octobre 1917). — Démobilisé le 6 février 1919.

A pris part aux actions suivantes : — 1914 : Marne ; — 1915 : Aisne, Crouy.

Ordre 298e R. I., n° 222, 5 août 1916 : « Au cours des journées de la Marne, a fait preuve en de nombreuses circonstances, d'heureuses initiatives, se prodiguant avec un inlassable dévouement, parcourant de jour et de nuit le terrain battu par l'ennemi pour apporter ses soins aux blessés français qui gisaient à proximité des tranchées allemandes. Même attitude pendant les combats du 20 septembre, pendant lesquels il prodigua ses soins aux blessés sur le terrain et ensuite à l’ambulance. Fortement contusionné par un éclat d'obus, a refusé de rester au poste de secours et a repris volontairement son service avant d'être guéri. Malgré son âge, a donné l'exemple du devoir, en demandant à être affecté comme brancardier dans un régiment. »