jeudi 9 mars 2006
Un cimetière de guerre à Laval-sur-Tourbe (Marne)
Alain Bohée, qu'il soit ici remercié, m'a communiqué la page de ce jour.
Aux confins de la Champagne, à Laval-sur-Tourbe (à 11 km à l’Est de Suippes), subsiste encore de nos jours un cimetière de guerre créé en 1916. Il ne figure pas à l’inventaire de l’atlas des nécropoles nationales car il relève de la propriété privée.
Dans l’immédiat après guerre, un bon nombre de corps sont restitués aux familles qui en font la démarche. Une vingtaine de ces Héros ne sont pas exhumés, leurs proches préférant qu’ils demeurent à jamais en ce lieu où le destin les a amenés à rendre leur dernier souffle.
Cette parcelle de terre champenoise devient en 1924 la propriété de ces familles, qui, soucieuses de la sauvegarde de ce lieu de repos en font don en 1929 au Souvenir Français.
Une tombe |
La fiche associée |
Le nombre des tombes a augmenté au gré des découvertes fortuites des restes de Poilus, et des transferts consécutifs à des exhumations volontaires de tombes individuelles disséminées sur le champ de bataille.
Lors d’un voyage en Champagne, je vous engage a faire le détour en ce lieu propice à la méditation et au recueillement; prenez aussi le temps de passer par le « Cimetière de la 28e Brigade », au Nord de Suippes, à 1,5 km au dessus de la ferme de Warques.
En savoir plus : ICI.
mardi 1 novembre 2005
Fraternité au col de Mandray
jeudi 20 octobre 2005
Le cimetière de Marbotte à Apremont-la-Forêt (Meuse)
A l’origine, les cimetière militaires se présentaient comme sur la photo suivante. Voici celui de Marbotte (Meuse).
Muni d’un compte-fil, les yeux correctement rincés, il est possible de lire les noms de trois soldats inscrits sur les croix. Il s’agit de Boillot Louis, Sigu Gustave et Juge Henri. La mise au point avait dû être faite sur le 4e rang puis que ce sont les seuls noms nous puissions lire. Boillot et Sigu sont à gauche de l’allée du centre de la photo et Juge, juste à droite.
Voici leurs fiches :
Fiche Boillot Louis |
Fiche Sigu Gustave |
Fiche Juge Henri |
Tous trois du 10e régiment d’infanterie sont morts au bois d’Ailly le 7 juillet 1915.
Boillot et Sigu ont fait l’objet d’un relèvement et d’une mise en sépulture dans la nécropole « Marbotte » d’Apremont-la-Forêt. Le corps de Juge a probablement été restitué à la famille.
mardi 13 septembre 2005
Le cimetière de Sept-Saulx (Marne). - 1919
Sept-Saulx est une commune du canton de Verzy située à 25 kilomètres de Reims. Je vous propose un sujet qu’il est pénible d’évoquer... Une épouse ou une sœur est allée se rendre compte sur place et voir la tombe de son époux ou de son frère. Sur place, immédiatement elle envoie une carte à la maman. La jeune femme y est seule et la maman est veuve, toute la correspondance le laisse pense. En quelques mots, voici la tragédie :
« ...2 / Partout des fils de fer barbelés et aussi au milieu des champs, disposées n’importe comment, de nombreuses croix de bois. Je t’assure Maman que ce spectacle est des plus impressionnants. Je suis enfin arrivée à Sept-Saulx à 6 h. ½. Je me suis renseignée sur le cimetière et m’y suis rendue immédiatement, même avant déjeuner. J’y ai trouvé sans mal la tombe de notre cher Louis. Elle se trouve tout au bout du cimetière. (Je vais y retourner tout à l’heure)... »
Et c’est tout. – Il manque les cartes postales numérotées 1 et 3. Voici la carte numéro 2, dont la vue a probablement été photographiée en 1919.
mercredi 7 septembre 2005
Une découverte à Mussy-sous-Dun (Saône-et-Loire)
école |
monument guerre de 70 |
monument guerres suivantes |
Le 27 juin 2005, un bond du Chamois le portait à Mussy-sous-Dun (Saône-et-Loire). Il avait là l’intention d’honorer la mémoire d’un véritable Chamois, instituteur qui fut mobilisé au 97e d’infanterie à Chambéry en août 14. Après l’école, l’église et le monument aux morts, une visite au petit cimetière s’imposait.
la sépulture du soldat australien |
vue de la plaque émaillée du soldat australien |
Et là !... Stupéfaction ! Une tombe oubliée, celle du soldat W. E. Grawell, tué accidentellement à Mussy-sous-Dun le 30 juin 1916. Oui, c’était plausible puisqu’à Mussy passe une voie ferrée venant de Lyon qui fut certainement très importante. La tombe est très propre mais oubliée.
Cette tombe est à main gauche quand on entre dans le cimetière, dans une rangée du milieu. Mais juste à coté, un frère Français du 299e régiment tombé à Gerbeviller dans les premiers combats :
tombe du soldat Michel |
fiche du soldat Michel |
Michel sur le monument communal |
Il est rare que des soldats tombés dans les premiers combats aient pu être identifiés et leurs corps restitués aux familles. Celui-ci est seul dans sa tombe. Il est fort possible que la commune ait concédé cet emplacement à titre gratuit à la famille, peut-être début d’un carré militaire communal ?
M. le Maire de Mussy-sous-Dun, le service des sépultures du Commonwealth et le Souvenir Français sont informés de tout cela. Tous vont agir efficacement pour honorer ces soldats. Il est rare que les communes aient pu ou su conserver ces traces si émouvantes.
lundi 20 juin 2005
Nanta père et fils réunis
Sérieusement, aujourd’hui le Chamois souhaite que vous alliez découvrir et lire la page déposée sur le blog du 118e RIT.
Elle devrait suffire.
samedi 21 mai 2005
Pélerin à Souchez et Notre-Dame de Lorette
Sur place le samedi 14 mai 2005.
A Souchez, une gerbe de fleurs honore la division Barbot.
Sur la nécropole, une fleur décore la tombe du général mort le 10 mai 1915. En l'honorant toute sa division l'est aussi.

J'étais là spécialement pour la tombe de Pierre Veillet, originaire de la commune de La Thuile. Et j'ai beaucoup pensé aux Chamois.

jeudi 5 mai 2005
A Mémère, célèbre mascotte des chasseurs à pied.
A Asnières (Hauts-de-Seine) se trouve le premier cimetière des chiens créé en 1899 par Marguerite Durant, au 4, pont de Clichy. Vous pouvez y accéder par le métro, station Gabriel-Péri.
Voici un site parmi d’autres qui lui est consacré : ICI
Mais les sites ne présentent pas cette carte, n° 043 de la série EM. pour Asnières :
Le monument à la gloire de Mémère, née le 2 août 1914, célèbre mascotte des chasseurs à pied est-il toujours existant ? De quel bataillon était-elle la mascotte ? Et qui était donc sa maîtresse Madame Sautet, chevalier de la Légion d’honneur.
Le casque et les deux revers de col du chasseur sont bien ornés du cor.
samedi 30 avril 2005
A Saint-Romain, les corps revenus au pays sont réunis
Le village bourguignon de Saint-Romain comptait 241 habitants en 1997. Non loin de Beaune, cette très jolie commune vigneronne et « tonnelière » présente un intérêt certain. Son monument aux morts est accolé à la façade de la mairie école, dans la cour de récréation. Ainsi, les élus, les électeurs lorsqu’ils se rendent au bureau de vote et les enfants connaissent bien le monument. Vous en voyez quelques-uns, juste avant la rentrée en classe de l'après-midi.
Le cimetière est ancien, au flanc d’un coteau, et en son plein milieu un petit carré est dédié aux soldats dont les corps sont revenus au pays. Les croix portent encore les petites plaques émaillées que les familles ont apposées à l’époque. Un conseiller municipal a, voici quelques années, offert l’entourage récupéré sur un caveau ancien.
Voici l’emplacement. Trois croix, quatre corps, deux frères sont réunis sous le même symbole.
Bathiard, Claude Philibert, soldat de 2e classe au 21e régiment d’infanterie, tué à l’ennemi le 4 mai 1916 à Tahure. Il avait 25 ans.
Latour, Louis Eugène Robert, soldat de 2e classe au 6e régiment d’infanterie, tué au combat à la ferme de Mormont à Louvemont (près de Verdun). Il avait 21 ans.
Lobreau Paul Lucien, soldat de 2e classe au 27e régiment d’infanterie, mort de blessures de guerre à Saint-Remy-sur-Bussy (Marne). Il avait 22 ans.
Lobreau, Gustave Auguste, chasseur au 20e bataillon de chasseurs à pied, mort de blessures de guerre à l’hôpital d’évacuation d’Auve (Marne). Il avait 17 ans et était engagé volontaire au titre de l’année 1918.
samedi 19 mars 2005
A Bressolles, les corps revenus au pays sont réunis
Samedi, pourquoi ne pas découvrir avec émotion ce carré dans le cimetière d’un charmant petit village proche de Moulins ?
Donc, une pause dans le programme « chasseur Armand Bourgain » pour se rendre à Bressolles, dans le Bourbonnais. Là aussi, des familles ont fait revenir les corps de leurs chers morts pour la France. Quatre tombes, alignées juste devant l’entrée mais de façon perpendiculaire. Les voici dans l’ordre où elles nous apparaissent :
Orphelin Antoine , né à Bressolles ( Allier ) le 22 juillet 1879 et y demeurant, adjudant au 53e régiment d’infanterie coloniale tué à l’ennemi devant Tincourt* ( Marne ) le 16 juillet 1918.
Orphelin Louis, né à Bressolles ( Allier ) le 20 janvier 1882 et y demeurant, 1re classe au 158e régiment d’infanterie tué à l’ennemi à Souain le 14 septembre 1914.
Perrot Jean-Baptiste, né à Toulon ( Allier) le 15 février 1889, demeurant à Bressolles ( Allier ), caporal au 16e régiment d’infanterie tué à l’ennemi au bois de Chaulnes ( Somme ) le 27 octobre 1916.
Perrot François, né à Bressolles ( Allier ) le 20 novembre 1893 et y demeurant, soldat au 413e régiment d’infanterie tué à l’ennemi à Watronville ( Meuse ) le 13 avril 1916.
*Tincourt : ceci reste à déterminer précisément et situer.



























