Les découvertes du chamois

Le chamois recherche des documents émanant de soldats ou de témoins de la grande-guerre. Lorsqu'il en trouve, il les partage.

dimanche 19 octobre 2008

Les femmes de Bretagne à la peine

Le véritable titre de cette photographie est "Les femmes de Bretagne aux obus".

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En voici la description et la présentation de l'époque (probablement 1916) :
Humbles bretonnes habituées à d'humbles travaux, il a fallu forcer leur timidité pour les décider à se rendre aux usines. Mais elles ont songé aux souffrances de leurs fils et de leurs frères sur l'Yser et aux terribles rafales de fer qui ont écrasé Ypres et Dixmude, sans que les gars de Bretagne aient pu y répondre autrement qu'avec leur cœur et leurs bras. Ils y ont d'ailleurs bien répondu. Que serait-ce s'ils avaient des canons en abondance ? Il faut qu'ils en aient. Alors les voilà qui font ce qu'elles peuvent pour leur en donner. Elles manient avec une naïve stupeur les gros engins de mort, elles les peignent et les dorlotent comme des objets sacrés dont la protection les aidera à retrouver le bonheur et la paix.

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vendredi 17 octobre 2008

Les beaux lingots de Savoie

La Savoie était un important fournisseur d’aluminium, métal rare à l’époque nécessitant beaucoup d’énergie électrique pour sa production. Nous sommes à Saint-Jean-de-Maurienne :

 
 

 

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Voici le commentaire accompagnant cette photographie :

« Jamais la France n'a fourni un effort aussi considérable ni aussi soutenu que celui qu'elle a consenti depuis le début de la guerre. Partout se sont élevées de nouvelles usines non seulement pour le travail de guerre, mais encore pour le travail civil car il ne faut pas seulement que l'armée vive, mais tout le pays. Cet effort fait l'admiration de tous ceux qui ont visité les usines, les ateliers si modernes si perfectionnés qui ont surgi du sol français. »

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dimanche 19 mars 2006

A Dakar, le drapeau du Premier

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Au musée de Dakar, le drapeau du 1er régiment de tirailleurs sénégalais.

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samedi 18 mars 2006

Au musée de Dakar (Sénégal) - Reconstitution 4

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vendredi 17 mars 2006

Au musée de Dakar (Sénégal) - Reconstitution 3

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jeudi 16 mars 2006

Au musée de Dakar (Sénégal) - Reconstitution 2

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lundi 30 janvier 2006

Boucle de ceinturon d'officier sénégalais

Cette boucle de ceinturon, avers et revers est la réplique de celle que portaient les officiers indigènes dans les unités de tirailleurs sénégalais.

C’est ainsi qu’elle m’a été offerte.

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vendredi 9 décembre 2005

Le nouvel uniforme de nos soldats

Article du « Patriote républicain » paru à Chambéry le 5 décembre 1914 :
On rencontre dans les rues un assez grand nombre de militaires vêtus d’un uniforme entièrement bleu, jusqu’au képi. Quelques-uns, dans les premiers jours, ont pu se demander à quelle armée alliée ou à quel corps inconnu d’eux appartiennent ces soldats. Ce sont simplement nos braves petits troupiers d’infanterie et de cavalerie, revêtus de la nouvelle tenue que bientôt auront tous leurs camarades. Ce n’est pas, on peut le croire, le ton si agréable à l’œil qui a fait adopter cette nuance bleu-gris. Grâce à sa tonalité indécise, grâce à l’uniformité de tous les effets, jusqu’aux bandes molletières, qui, elles aussi, seront de la même nuance, nos lignes de tirailleurs deviendront encore moins visibles que celles des troupes allemandes.

Jusqu’à douze ou quinze cents mètres, la teinte du nouvel uniforme se confond avec l’horizon, d’où le surnom de bleu-horizon, qu’on commence à lui donner.
Aux distances plus rapprochées et jusque vers six ou sept cents mètres, sa tonalité uniformément grise rend l’appréciation de toute distance des plus difficiles.
Avec la suppression par l’oxydation du reflet des boutons métalliques ou l’emploi de boutons en corozo, rien ne décèlera plus la présence de nos tirailleurs. Est-ce à dire que les vieilles couleurs françaises, le rouge et le bleu qui ont figuré depuis plusieurs siècles sur tant de champs de bataille, disparaîtront à jamais des uniformes de nos armées ? L’expérience seule de la guerre actuelle permettra de répondre. En tous cas, elles continuent à figurer dans notre glorieux drapeau tricolore, celui dont La Fayette prophétisait qu’il ferait le tour du monde, et c’est les yeux fixés sur elles, que nos chers combattants se jetteront en avant à la baïonnette sur l’ennemi.

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mercredi 23 novembre 2005

Confection de chemises et caleçons pour l'armée

Paru dans le patriote républicain du 3 mars 1915 :

Pour assurer un travail rémunérateur à la main-d’œuvre féminine, le Service de l’intendance confierait à diverses organisations ouvrières féminines, Syndicats, Patronages, Ouvroirs, etc., la confection de chemises et caleçons.

Le tissu serait fourni par le Service de l’intendance ; le fil et les menues fournitures seraient fournis par les groupements d’ouvrières ; les prix seraient calculés de telle façon que l’ouvrière devrait recevoir au minimum 0,35 f. pour confection de chemise, 0,25 f. pour confection de caleçon – coupe et menues fournitures non comprises – ou bien 0,45 f. par chemise ou 0,35 f. par caleçon si l’ouvrière assure elle-même la coupe et les menues fournitures.

Il ne serait traité qu’avec des groupements pouvant assurer au minimum 100 chemises et 50 caleçons par semaine, soit 150 effets.

Pour tout renseignement complémentaire, s’adresser au sous-intendant militaire à Chambéry.

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mardi 11 octobre 2005

Une boîte à paquetage sur mesure

Louis Pinard, soldat de 2e classe au 146e de ligne, 26e compagnie au dépôt de Castelnaudary envoie cette lettre à son père Louis, demeurant 52 route de Dieppe à Déville-lès-Rouen (Seine-Inférieure)

Castelnaudary, le 24 août 1916 – 13 heures.

Cher Père,

Je viens te demander un service. Je te prierai de bien vouloir me faire une boîte à paquetage. Voici les dimensions :

Longueur              : 40 cm.

Largeur                  : 30 cm.

Hauteur                   : 10 cm.

Je voudrais qu’elle ait la forme d’un tiroir qui se tire par devant, fermant à clef naturellement. Je te prie même de faire deux trous dans le fond et de mettre deux vis dans le tiroir. Je les visserai dans la planche à paquetage. Tu pourras m’envoyer cela en colis postal, en gare de Castelnaudary. Germaine pourra la mettre à Maromme. Tu pourras mettre à l’intérieur un rasoir, un cuir et un petit savon à barbe à 15 sous, car il faut que je paie pour me faire raser. Ce n’est pas pressé, mais c’est du tout de suite. J’en ai besoin pour mettre mes lettres, un tas de trucs. Excuse moi de te demander ce travail. Ne te presse pas trop. Merci d’avance.

Louis.

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