Les découvertes du chamois

Le chamois recherche des documents émanant de soldats ou de témoins de la grande-guerre. Lorsqu'il en trouve, il les partage.

lundi 19 septembre 2005

Photographie du 118e RIT. à Dijon

Aujourd'hui, vous pourrez utilement vous reporter sur le blog des anciens du 118e RIT. d'Avignon.
En plus de la décision du chef de corps du 19 septembre 1914, une nouvelle photographie est visible dans l'album.
Merci Roger...

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vendredi 24 juin 2005

Diaporama

Avant de partir en congé, un nouveau diaporama pour vous intéresser un moment.

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lundi 30 mai 2005

Une société anonyme au capital de...

Aujourd’hui vous allez pouvoir découvrir un des modes de fabrication des bagues d’aluminium. Il existe d’autres méthodes que nous pourrons évoquer ultérieurement.

Une fabrique de bagues sur le front

Suivez-moi ; c'est intéressant et vous ne regretterez ni votre temps ni votre déplacement.

D'abord, ces deux, là, qui portent une pioche sur l'épaule, ce sont les rabatteurs. Ils vont fouiller les trous des marmites pour déterrer la fusée généralement enfouie au fond de l'entonnoir. C'est eux qui fournissent l’usine de la matière première.

Ici, vous voyez les désertisseurs qui, à coups de marteau, font sauter les parties de métal destinées à être travaillées, de la masse de la fusée. Ces morceaux informes sont mis dans un récipient très large et portés à la fonderie. Entrons avec eux.

Un grand feu, au milieu, ledit récipient où fond l’aluminium. Fondu, le couleur s'en empare et le verse dans des moules préparés à l'avance ; moules consistant. en un tube de fer avec dans son axe, un morceau de bois. Quand le métal est refroidi, avec un clou et un marteau, le morceau de bois est chassé et la couronne cylindrique ainsi obtenue tombe. Alors nous passons avec elle à l'atelier de sciage. Le scieur, avec une scie faite d'un ressort de pendule dentelé à la lime, découpe le tuyau en rondelles, ce qui donne, la bague brute. Le dégrossisseur enlève le métal superflu à et le sculpteur-dessinateur ( l'ouvrier d'art ) fait le bijou tel que l'a demandé le client. Une dernière étape au polissage, et le bijou peut être livré.

La « Maison » sort ainsi, par l'application du travail « en série », ses trois bagues finies à l'heure, alors que la bague faite au couteau demandait trois jours.

Il y à le vendeur, qui à fait le boniment, discute le prix, puis le goût du client, note son nom, etc.

Et voilà, des débrouillards qui se font 15 et 20 francs par jour.

N’est-ce pas merveilleux d'ingéniosité ? Ce qu'il faut voir, c'est l'outillage. Clefs de boîtes à sardines, fourreaux de baïonnette, limes et sapes de provenance et de forme étranges, étaux faits de deux planchettes et d'une vis, fils de téléphone, etc., etc.

N'est-ce pas superbement français, cette installation, véritable usine, fonctionnant à 1 500 mètres des Boches, dans une maison à demi démolie par un récent bombardement, et non exempte de recevoir quelques marmita irrespectueuse du Travail ( avec un grand T majuscule ) de nos « triple extrait » de poilus ?

Et ce sont ces mêmes bijoutiers qui, aux récents combats des Eparges, ont fait une si terrible besogne avec les autres bijoux de mécanique que sont nos mitrailleuses.

Peut-être la visite de l'usine vous aura-t-elle intéressée. J'en serais fort heureux. Transmettez mes amitiés aux camarades et je reste votre dévoué.

Ed. Gramey, boxeur,

Adjudant 54e Cie. des mitrailleuses.

bagues_alu2

Bagues à différents motifs : fleur, fer à cheval, incrustation de verre coloré, serpent.

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