jeudi 5 janvier 2006

Maurice Doublier (1873-1916). - Présentation

Maurice Doublier, né le 18 novembre 1873 à Cloyes (Marne), avait été commis épicier et il avait écrit en 1897 « le Chant du commis épicier » puis en 1900 « la Chanson des arpètes ». Après avoir créé le périodique révolutionnaire « La chanson ouvrière » il animera celui-ci dès 1905. Mobilisé au 91e régiment d’infanterie territorial, d’abord caporal chef d’escouade, son talent lui valut d’être détaché à la coopérative divisionnaire (9e DI.). Ceci ne l’embusqua guère puisqu’il mourut de blessure de guerre le 16 avril 1916... [Lire la suite]
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jeudi 3 novembre 2005

Piano mécanique sur le front

Aujourd’hui, il vous est proposé de vous rendre sur le site du Canard de Barbarie. Création Le Ludion à Toulouse.
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mardi 6 septembre 2005

Jean-Michel Renaitour. - Nous autres

Donc nous serons toujours, sur la route future, Ceux qui auront vécu l’horreur des mauvais jours ; Nous avons fait la guerre, et nous serons toujours Les grands aventuriers de la grande aventure. Vous comme fantassins et vous comme artilleurs, Moi comme cavalier nocturne de l’espace, Nous avons fait la guerre énorme, âpre, rapace, Et resterons fameux dans les âges meilleurs. Mais, chacun ne gardant qu’un dégoût légitime D’avoir, dans ce métier de bouchers, excellé, Nous nous engageons ferme à ne... [Lire la suite]
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lundi 5 septembre 2005

Jean-Michel Renaitour. - En volant

En volant par monts et par vaux J’ai traversé les Vosges bleues Avec les bottes de sept lieues De mon spad aux deux cents chevaux. L’horizon que leur profil cerne Nous avons passé par-dessus. Les vents lorrains nous ont reçus Au zénith du col de Saverne. Alors j’ai dit aux nouveaux cieux : « Soyez indulgents pour mon aile ; Vaincus, mon aile est fraternelle Et c’est vous qu’elle aime le mieux. » J. M. Renaitour, pilote-aviateur, 10 décembre 1918.
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dimanche 4 septembre 2005

Jean-Michel Renaitour. - Le vent qui souffle

Le vent qui souffle à travers la montagne m’a rendu fou. Victor Hugo Le vent qui souffle à travers la campagne Contient toujours Le roulement, dont l’écho s’accompagne, Des canons sourds. C’est du passé que le présent se tisse, Non du futur ; On parle en vain de possible armistice : Le temps est dur. Je songe aux fils, en nombre illégitime Morts au combat, Depuis le jour où, première victime, L’un d’eux tomba. Je songe encore, en son destin précaire Et importun, Au... [Lire la suite]
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samedi 3 septembre 2005

Jean-Michel Renaitour. - Un mot d'enfant

C’était dans un hameau des abords de Châlons. La guerre éternisait sur nous ses jours trop longs. Le soir tombait, à l’heure où la nature embaume. Nous étions cantonnés près d’un aérodrome : Nos avions pensifs aux hangars reposaient. La grand’route était proche où des ombres passaient. Soudain, comme j’allais rentrer, l’heure étant fraîche, Un jeune vagabond, musette au dos, voix sèche, Mais correct et prenant sa casquette à la main, S’est approché de moi pour savoir son chemin. Je lui dis – il allait à... [Lire la suite]
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vendredi 2 septembre 2005

Jean-Michel Renaitour. - Le vent

Tiens ! le vent vient de l’est aujourd’hui ! – AutrefoisOn aurait dit cela comme on dit autre chose,On n’aurait jamais eu la voix grave et morose,On n’aurait jamais eu de frissons dans la voix ; Aujourd’hui quand on dit cela, l’on doit le direAvec un accent morne un peu inquiétant.C’est que, lorsque le vent vient de l’est, on entendLe canon, qui résonne aux échos, quand il tire. Quand on dit que le vent vient de l’est, aujourd’hui,On rappelle aux esprits la réalité chaude,Et que la guerre est là, dans... [Lire la suite]
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jeudi 1 septembre 2005

Jean-Michel Renaitour. - Tuer

Tuer ! Toujours tuer ! Mon Dieu ! pourquoi tuai-je ? Qui vous expiera donc, crimes que je commets ? Ce n’est pas un destin que répandre à jamais Du sang dans les blés d’or et du sang sur la neige ! La nuit, mon biplan noir m’emporte, et mon vol noir Est lourd des lourds obus avec quoi je bombarde, Et la Lune, œil du Ciel, en pitié me regarde Car je dois être alors apitoyant à voir. Je pâlis dans la guerre... Et, comme a dit Racine, Brûlé de plus de feux que je n’en allumai, Quand, sur un... [Lire la suite]
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mercredi 31 août 2005

Jean-Michel Renaitour. - Chanson

Sur la place du marchéC’est en plein vent que tu loges,O toi, le marchand d’horloges,Dont je me suis approché. Tu disais que tes pendulesValaient plus que prix atteint,Et d’un réveille-matinTentais les badauds crédules. Tu vantais aux quatre ventsLes qualités d’une montreEt tu frappais du doigt contreEn répétant : « Je la vends ». Je réponds au cri qu’on jette.Je me suis donc approché.Et moi, le fou du marché,Je t’ai clamé : « Je t’achète ! « Je t’achète,... [Lire la suite]
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mardi 30 août 2005

Jean-Michel Renaitour. - En 1917

Découvert avant-hier dimanche 28 août 2005 un recueil de poésie négligé de tous. « La Mort du Feu », poèmes de l’année 1918 de Jean-Michel Renaitour, Pilote-aviateur. Publié par Jouve et Cie, éditeurs à Paris en 1919. Ces poésies sont celles d’un jeune homme, pilote-aviateur qui réfléchit intensément, éprouve l’horreur de la guerre, l’horreur de tuer et la communique. Certaines poésies sont tout à fait étonnantes. En tous cas elles sont très proches de la pensée profonde de mon grand-père maternel.Notice : Jean-Michel Renaitour,... [Lire la suite]
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