Carnet et souvenir de Sylvestre Martini adjudant au 173e régiment d'infanterie. Blessé le 23 mai 1916 à la cote 304, évacué sur Esnes puis Châtillon-sur-Seine
samedi 17 juillet 2010

Leçon de courage, espérer toujours

Voici Monsieur Martini vers 1960 : « Et ce ne fut pas tout ! en 1961, donc à l’âge de 75 ans, il m’a fallu de nouveau faire connaissance avec le fameux billard.« Constatez, que malgré tous ces avatars, je suis encore là. C’est que je n’ai jamais désespéré.« Vous devez vous demander pourquoi je raconte tout cela. Je ne l’ai fait à personne si ce n’est à quelques uns de mes proches et par bribes. C’est que je n’aime pas beaucoup parler de moi, ni me raconter. Si je le fais, c’est pour vous démontrer par une expérience réellement... [Lire la suite]
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vendredi 16 juillet 2010

Souvenir de l'hôpital 7 de Châtillon

Cette photo classique de l'époque - il y avait tant de blessés ! - nous montre l'adjudant Martini amputé assis à gauche au premier rang.A l'opposé, debout à droite sur la photo, Mademoiselle Suzanne Testard, dame infirmière de la S.S.B.M. qui allait devenir son épouse.
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lundi 5 juillet 2010

L'adjudant Martini est admis puis amputé à l'hôpital n°7 de Châtillon

« A l’hôpital j’ai été envoyé dans une salle où se trouvaient déjà plusieurs blessés convalescents et où j’ai été reçu par une sœur, la sœur Saint-Ignace, une bonne et sainte femme d’une compétence et d’une activité au-delà de tout éloge. J’ai encore dans l’oreille l’exclamation de cette brave sœur ! « Oh ! Mais c’est une momie qu’on nous amène !  ». En effet j’étais couvert de bandes des pieds à la tête à l’exception de mon bras droit et de ma jambe gauche. Il y avait dans cette salle outre la sœur Saint-Ignace une jeune et... [Lire la suite]
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dimanche 4 juillet 2010

Le futur Chanoine Kir de la 8e S.I.M. affecté à Châtillon

A propos du chanoine KIR, on se reportera utilement au blog d’une Châtillonnaise           Hôpital 67 à Châtillon Félix KIR est le premier à droite   Collection   Bibliothèque municipale de Dijon. Rés. 2581, cliché F. Perrodin       Hôpital 67 à Châtillon   Félix KIR est le premier assis à gauche   Collection   Bibliothèque municipale de Dijon. Rés. 2581, cliché F. Perrodin  
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dimanche 4 juillet 2010

Remarqué par l'abbé KIR sur le quai de débarquement de Châtillon-sur-Seine

    Hôpital 67 – Sergent Félix KIR -Collection Charles    « Il y avait alors, à la gare, un caporal infirmier réserviste, chargé de recevoir les blessés. J’ai appris plus tard que ce caporal s’appelait l’abbé Kir. Plus tard il est devenu député et maire de Dijon comme vous savez. Ce caporal me dit donc : « Je vais vous envoyer dans un hôpital où vous serez bien soigné ! » Il y avait alors à Châtillon un hôpital militaire et un hôpital auxiliaire de la Croix Rouge. Normalement, j’aurai dû être hospitalisé à... [Lire la suite]
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vendredi 2 juillet 2010

Train sanitaire de Revigny à Châtillon-sur-Seine

« On nous a mis dans le train en fin de journée. Ce n’était plus les trains de blessés du début de la guerre : des wagons à bestiaux – 8 chevaux 40 hommes. Le Service de santé militaire avait fait de gros efforts et apporté de grosses améliorations dans le transport des blessés. Pour ma part je me suis trouvé dans un compartiment de 4 couchettes absolument identiques à celui des wagons-lits de 1ère classe des trains actuels. Il y avait en outre un infirmier par wagon. Celui qui s’occupait de mon compartiment m’a dit, en passant : « On... [Lire la suite]
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jeudi 1 juillet 2010

Rapide passage de Sylvestre Martini à Revigny-sur-Ornain

« On ne séjournait jamais longtemps dans cet hôpital du front, la clientèle était nombreuse et se renouvelait sans cesse, la bataille de Verdun battait son plein, il fallait donc faire de la place pour d’autres arrivants. Sept à huit jours après ma rentrée on m’a transporté à Revigny, la gare la plus proche, par quels moyens ? Baraquements de l’hôpital de Revigny-sur-Ornain « Je ne m’en souviens plus, probablement par camions aménagés en ambulance. Là on a déposé les brancards de blessés dans la salle d’attente. De là encore un... [Lire la suite]
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mercredi 30 juin 2010

Sylvestre Martini reçoit la Médaille Militraire et déguste une orange

« Je me souviens seulement d’une chose. Cela a dû se passer le 26 ou le 27 mai [1916]. Je me trouvais sur mon lit d’hôpital encore à demi inconscient, lorsque plusieurs militaires, fortement galonnés, se sont approchés de mon lit, ont prononcé quelques paroles dont je n’ai rien compris et ils m’ont décoré de la médaille militaire. Ces messieurs ont dû se dire qu’il leur fallait se dépêcher de me décorer afin de me procurer une dernière joie avant de disparaître. Je dois avouer que cela m’a laissé totalement indifférent.« Un autre... [Lire la suite]
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mardi 29 juin 2010

Evaluation de l'état sanitaire de l'adjudant Martini

« Après quelques moments de repos on nous a replacés dans une autre ambulance un peu plus confortable – pas beaucoup plus – et nous sommes repartis par une route moins dure parce que pas exposée.« Nous sommes arrivés, à la tombée du jour, à l’Hôpital de campagne de l’armée. C’était toute une série de très grandes tentes en toile. L’installation devait être aussi parfaite que possible pour l’époque.« Aussitôt descendus des ambulances nous avons été pris en charge par des infirmières qui ont commencé par nous faire un peu de toilette... [Lire la suite]
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lundi 28 juin 2010

L'Adjudant Martini du 173e R.I. évacué sur Froidos, y reçoit l'Extrême-Onction

Évacuation des blessés de la cote 304.On se reportera utilement au J.M.O. du Service de santé de la 126e Division « Le matin du 25 mai au lever du jour, j’ai été mis dans une ambulance. Il ne faut pas s’imaginer que cette dernière avait le confort des ambulances modernes. C’était une vieille camionnette de transport de marchandises à laquelle on avait adapté une bâche et quatre brancards, deux de chaque côté. Les routes étaient en fort mauvais état. Le goudronnage était inconnu. Ce qu’on appelait les « nids de poule » étaient fort... [Lire la suite]
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